Les rois norvégiens de la synthpop donnent un concert le 11 novembre à l’Ancienne Belgique. La légende vivante A-Ha, aux tubes des étés sans fin et au soleil qui brille inconditionnellement à la télé, vient de sortir un nouvel album : « Foot Of The Mountain ». Le temps est venu de renfiler vos Stan Smith, vos pulls chauves-souris et vos fuseaux, de charger vos PEZ et de flinguer votre dernier Raider : le 11 novembre, vous vous déhancherez jusqu’au bout de la nuit au rythme pop du groupe mythique. So eighties…aaaah…c’est si bon.
Écrit et composé dans plusieurs villes, allant d’Oslo, ville qui a vu naître le groupe en 1985, à New York, où Pål Waaktaar-Savoy (guitariste) a finalement élu domicile, Foot Of The Mountain est, selon Morten Harket (chanteur), un album « principalement à base de synthés ». Les dix nouvelles chansons de l’album portent la signature mythique et très eighties du groupe, à la « Take on me », « I’ve been losing you » ou encore « The sun always shines on tv ». Magne Furuholmen (claviériste) l’explique, «ceci est un album puissant et plein de vie, de vitalité. Morten a une de ces voix du monde pop que l’on reconnaît aux premières notes. Une voix qui se fond à merveille dans un univers de musique synthpop. »
« Composer un album plus « technologique » était plus facile à dire qu’à faire » confie Pål. « Ça faisait un bout de temps que nous n’avions pas composé d’album de cette façon et les choses ont pas mal changé depuis lors ». Précédemment, A-ha avait une approche plutôt expérimentale, presque excentrique, de la composition. Paul prend le célèbre titre « the Sun Always Shines on TV », numéro un au Royaume Uni en 1986, comme exemple de leur philosophie « tout-est-faisable » de ces temps là. Avec le nouvel album, le groupe a dû se (re)familiariser quelque peu avec des méthodes plus récentes de programmation musicale. Rassurez-vous, le résultat est à la hauteur du groupe.
Une constante dans les compositions de A-ha serait la portée émotionnelle quasi universelle de leurs chansons. Personne n’y échappe. Les premières lignes de « Take on me » retentissent que personne ne résiste, la banane se dessine et à coup sûr, on pousse la chansonnette. Le nouvel album est chargé de passion et reflète l’univers intense de A-ha. Avec des chansons aussi déchirantes qu’enivrantes qui feront danser, hurler et pleurer de joie, on rêve d’une rencontre avec l’âme soeur dans une bande dessinée en noir et blanc. Ou presque. Les accords A-ha-iens submergent le corps de sensations que l’on pensait perdues. A-ha, c’est un bon souvenir du futur, une prémonition des eighties, aussi actuel que le baladeur, le scoubidou et le yoyo réunis, A-ha, c’est aussi vital qu’un appareil polaroid et tetris un soir d’automne. A-ha c’est toutes les générations confondues. La vôtre. La nôtre. La leur. A-ha, c’est intemporel.
Hélas, rien ne dure, tout se perd… ou se transforme, peu importe, le groupe a annoncé sa séparation pour 2010.