Knausgård a lu un extrait de son roman, qui vient de paraître en néerlandais sous le titre Vader. 
Photo: Tessa Maessen - Uitgeverij De Geus.Knausgård a lu un extrait de son roman, qui vient de paraître en néerlandais sous le titre Vader. Photo: Tessa Maessen - Uitgeverij De Geus

La dernière interview de Karl Ove Knausgård ?

Dernière mise à jour: 18/11/2011 // La salle était remplie quand l’écrivain norvégien Karl Ove Knausgård a lancé le premier tome de son cycle de romans Min kamp en néerlandais à la maison de littérature internationale Passa Porta à Bruxelles.

A la veille de la parution de Min kamp 6, dernier tome du roman, Knausgård est venu à Bruxelles pour le lancement du premier tome en néerlandais. La soirée était une coopération entre la maison d’édition De Geus, Het Beschrijf et l’Ambassade de Norvège à Bruxelles.

Un œuvre controversé

Karl Ove Knausgård est l’auteur notamment de Min kamp (Mon combat, dont le premier tome paraîtra en français chez Denoël au premier trimestre 2012), un cycle de six romans autobiographiques dans lesquels il expose sa vie privée, son enfance et ses rapports avec son père. Provoquant une controverse massive à l’heure de sa parution, cette vaste entreprise littéraire lui a tout de même valu une réception élogieuse de la part des critiques ainsi qu’auprès des lecteurs.

L’universel et le local

Le romancier a été interviewé par la journaliste belge Kathy Mathis. Un aspect soulevé par Knausgård dans la conversation est le rôle primordial des sentiments chez l’être humain. Ce sont les sentiments qui nous rendent humains, et c’est l’universalité des sentiments humains qui rend possible la traduction d’un œuvre littéraire. Ainsi en est-il que les romans de Knausgård, profondément ancrés dans une enfance norvégienne et un quotidien scandinave, puissent être appréciés par un lectorat étranger. L’universel, d’après Knausgård, est à trouver dans le local.

Une écriture « honnête »

Knausgård a également lu un extrait de l’introduction de Min kamp 1, avec la traduction néerlandaise sur écran. Ce texte très fort sur la mort dans les sociétés contemporaines, a marqué l’audience.

L’auteur de Min kamp a ensuite précisé que son projet n’a jamais été d’écrire une autobiographie, soulignant qu’il s’agit d’un œuvre romanesque sur base de ses souvenirs, ses mémoires souvent fausses. Il a ainsi qualifié son entreprise de « projet identitaire » motivé par le désir de se découvrir lui-même et, peut être plus important encore, de présenter une version plus vraie, plus honnête et dévoilée, de la vie – une tâche qui n’est concevable que par les moyens de la littérature.

A-t-il réussi, avec ces 3622 pages sur sa propre vie ? Dans une déclaration qui a fait choc dans son pays natal, le romancier a indiqué que son œuvre littéraire s’est achevé avec la parution de Min kamp 6  – il n’a plus d’ambitions littéraires, a-t-il déclaré.


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