Photo: Anders NordbyL'artiste Anders Nordby a passé 2009 à WIELS à Bruxelles. Photo: Anders Nordby

Anders Nordby de retour à Bruxelles

18/02/2010 // L’artiste norvégien, Anders Nordby, qui récemment investissait la prison fédérale d’Ilseng en Norvège, revient au plat pays pour de nouveaux projets.

En ce moment, le jury de l’OCA décide du prochain artiste norvégien à figurer au programme de résidence du WIELS, le centre d’art contemporain de Bruxelles. Le dernier artiste en date du programme, Anders Nordby, vient à peine d’achever son séjour au WIELS qu’il envisage déjà de revenir sur la capitale. Ayant passé le début de l’année en Norvège à travailler sur un projet pour le KORO (Les Arts Publiques en Norvège), il prépare désormais son retour sur Bruxelles. Nous avons eu le plaisir de nous entretenir au téléphone avec cet artiste que tout distingue afin d’en savoir un peu plus sur ses projets.

« La résidence à WIELS m’a beaucoup plu, j’ai vraiment apprécié les 9 mois passés là-bas ». Anders Nordby se remémore son expérience à Bruxelles et tout particulièrement un programme éducatif, guidé par des artistes aussi experimentés les uns que les autres : « En habitant avec d’autres jeunes artistes, j’ai pu passer de bons moments mais aussi partager beaucoup d’expériences. »

Anders Nordby est né en 1975 à Oslo. Il a étudié à l’Académie National à Oslo, à Central St. Martins à Londres, ainsi que dans une école d’art alternatif à Los Angeles, Mountain School of Art. L’art du jeune norvégien est ainsi fait, un art dit « alternatif ». Avec deux autres artistes, il fait partie du collectif  répondant au nom d’« Institutt for degenerert kunst », autrement dit, l’Institut pour l’art dégénéré. « C’est un concept plutôt compliqué à expliquer » commence Anders Nordby, au volant de sa voiture, sous la neige, à Oslo, revenant d’une visite chez sa maman, « pour faire simple, il s’agit de se débarrasser des cadres et des règles qui entourent l’art contemporain. C’est une critique de l’art établi. »

Les oeuvres d’Anders Nordby sont marqués par des procédés artistiques originaux et des installations. L’inspiration lui vient, entre autres, du monde littéraire mais aussi de la décadence, des contrecultures et d’une certaine poursuite de la beauté.

Photo: Anders NordbyPhoto: Anders Nordby

Aux côtés de l’artiste norvégienne Ida Ekdal, il a aussi entrepris des projets permettant de créer un espace artistique disons… « illusoire ». En utilisant des appartements et des bâtiments abandonnés, ils sont parvenus à créer l’illusion d’une gallerie (par le biais d’un site web)  restant dans dans l’idée, l’abstrait, sans avoir de véritables locaux. « Les gens ont cru qu’il existait une véritable gallerie. Nous sommes parvenus à nous créer un espace artistique » explique Anders Nordby. Une attitude plutôt ironique vers la scène établie du monde de l’art. Anders Nordby se joue des frontières.

Parmi les institutions où l’artiste a déjà exposé, l’on citera  Art in General, The Swiss Institute, White Columns, Rhizome, et The New Museum à New York.

 

Probablement de retour sur Bruxelles en mars, Anders Nordby se réjouit de revenir vivre dans la capitale européenne. Nous sommes impatients de découvrir les prochaines créations de l’artiste norvégien,  ici, au plat pays.


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