Les lecteurs fidèles de notre site web l’auront déjà remarqué, car, en tant que stagiaire, l’une de ses taches privilégiées est de maintenir le site. Arild Michel débarque tout juste de Paris, où il vient de terminer son Master en Littératures françaises. La rédaction a donc voulu s’entretenir un peu avec lui, pour voir ce à quoi elle peut s’attendre durant les six mois à venir.
Nous avons pris rendez-vous avec le jeune homme dans son bureau au Norway House qui donne sur le Berlaymont. Nous sommes curieux de savoir ce qui l’a amené à changer Paris pour Bruxelles. « J’ai depuis longtemps eu un rêve secret d’habiter en Belgique, dit-il. Depuis la première fois que j’y suis venu, il y a dix ans, ce pays m’a fasciné, en tant que point de rencontre entre cultures germanique et romane. Lorsque j’habitais à Paris, je m’aventurais outre-quiévrain dès que j’avais l’occasion. Je suis donc très content d’habiter enfin ici. »
Et le travail alors ? Qu’attend notre homme de ce poste de stagiaire à l’Ambassade ? « J’espère avoir un aperçu du fonctionnement du monde diplomatique et des relations internationales. Bien que j’aie étudié la littérature, la politique m’intéresse en effet beaucoup. Être à l’Ambassade à Bruxelles, c’est aussi l’occasion de suivre de près la vie politique belge, particulièrement intéressante, et, bien sûr, de se tenir au courant des arcanes de la construction européenne. J’espère en outre devenir rodé dans l’écriture journalistique en publiant des articles sur le site. J’ai enfin envie de me perfectionner en langue néerlandaise, que j’étudie depuis un an. »
Arild Michel a étudié la littérature française et surtout Mallarmé. Mais n’aime-t-il pas aussi la littérature belge ? « Bien sûr. J’aime surtout les pièces intemporelles de Maeterlinck et Bruges-la-Morte de Rodenbach. Mais aussi les poésies de Michaux et, dans la littérature contemporaine, les romans de Jean-Philippe Toussaint. Côté néerlandophone, ma préférence va au Chagrin des Belges d’Hugo Claus. »
Même si le travail à l’Ambassade demandera beaucoup de temps, Arild Michel aura sans doute aussi un peu de temps pour les loisirs. Comment compte-t-il utiliser ce temps libre ? « Je compte profiter de la Belgique, dit-il. J’ai envie de faire des excursions en Wallonie et en Flandre les week-ends. Je veux visiter Liège et la mer du Nord, et revenir à Anvers, Bruges et Gand, villes que j’ai déjà visitées et que j’aime beaucoup. Le soir, j’espère profiter de la riche vie culturelle qu’offre Bruxelles : concerts, cinéma, théâtre... »
Souhaitons donc la bienvenue à Arild Michel, et bon courage pour sa mission à l’Ambassade !