Photo: Harald Pettersen/Statoil.Photo: Harald Pettersen/Statoil

Exploitation pétrolière en Arctique : 780 000 euros pour un inventaire préalable des technologies

Dernière mise à jour: 03/02/2012 // « Pour pouvoir faire de la Mer de Barents une nouvelle région de production énergétique, il nous faudra disposer de technologies qui nous permettent d’évoluer dans ces zones sensibles. Si nous voulons y parvenir, la collaboration entre acteurs privés et publics est indispensable, du côté norvégien comme du côté russe », a déclaré le Ministre des Affaires étrangères, M. Jonas Gahr Støre.

Six millions de couronnes, soit environ 780 000 euros : tel est le montant annoncé jeudi 26 janvier par le Ministère norvégien des Affaires étrangères pour l’enveloppe affectée, dans le cadre du programme « Barents 2020 », au projet norvégo-russe qui devra combler l’écart entre le niveau technologique actuel et celui nécessaire à l’exploitation des ressources pétrolières de la Mer de Barents.

Ce projet, baptisé « Coopération russo-norvégienne pour l’industrie pétrolière et gazière du Grand Nord », s’appuiera sur un budget total de 16 millions de couronnes sur trois ans. Il sera placé sous l’égide de l’INTSOK, organisme norvégien regroupant les acteurs de l’activité pétrolière et les autorités compétentes en la matière. Les participants au programme compteront dans leurs rangs, outre les pouvoirs publics et une série d’organisations professionnelles, des sociétés comme Gazprom, pour la Russie, et Shell Norge, Conoco Phillips, North Energy et Tchudi Shipping, pour la Norvège.

« Après l’accord sur le tracé de la ligne de partage, ce projet donne un contenu industriel à notre coopération énergétique avec la Russie. Il contribuera à mettre en place les conditions nécessaires à l’intensification de l’activité pétrolière en Mer de Barents, qui devra intervenir sous la forme d’un processus durable et responsable, dans lequel le premier rôle sera réservé à l’industrie elle-même », a déclaré le ministre.

Les acteurs du secteur concerné, œuvrant au sein de groupes de travail, commenceront par répertorier les défis technologiques communs auxquels la Norvège et la Russie auront à faire face au cours de l’exploitation du pétrole et du gaz que recèlent ces zones maritimes septentrionales. Les technologies, les méthodes et les meilleures pratiques existantes seront ensuite analysées. Ces réflexions permettront de repérer précisément les besoins en termes d’innovation et les points sur lesquels un développement technologique plus poussé s’impose.


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